Zusammenfassung der Episode
Dans cet épisode d'Affaires sensibles, Fabrice Drouel reçoit l'écrivain et cinéaste Gérard Mordia pour explorer le dossier Pierre Rivière. L'entretien revient sur le crime atroce commis par Rivière et sur la puissance littéraire de son mémoire, un texte à la fois fascinant et vertigineux. L'invité partage ses souvenirs du tournage du film « Moi, Pierre Rivière » réalisé par René Alliot, en présence de figures intellectuelles comme Michel Foucault. La discussion aborde les nuances psychologiques du crime, la complexité des relations familiales impliquées et le débat sur la nature du texte : s'agit-il d'une apologie du crime ou d'un témoignage d'une sincérité absolue ?
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Highlights
C'est une histoire vertigineuse parce que le crime de Pierre Rivière est un crime atroce et qu'en même temps, le texte qu'il produit est un texte absolument admirable.
00:00:45 · L'invité décrit l'ambivalence entre la violence du fait divers et la qualité littéraire du récit.
Michel Foucault n'était jamais le professeur. Foucault, c'était quelqu'un qui participait aux discussions, qui participait à ce que nous préparions et tout.
00:05:48 · Gérard Mordia évoque la simplicité et l'accessibilité du grand intellectuel lors du tournage.
Je ne souscris pas ça. Je pense qu'on ne peut pas lire le mémoire de Pierre Rivière comme une apologie du crime.
00:08:33 · L'auteur rejette la thèse selon laquelle le texte chercherait à justifier ou glorifier l'acte criminel.
Je pense que le mot féminicide est tout à fait juste, et je pense que Jeanne-Ferre Sada a tout à fait raison de l'employer.
00:10:57 · L'invité accepte l'usage de ce terme contemporain pour analyser les faits sous un angle moderne.
Et c'est vrai que le texte de Pierre Rivière appartient à ces grands textes uniques qui traversent l'atout, que je pense aussi bien à la lettre au père de Kafka à Mars de Fritzlorn.
00:14:04 · L'analyse finale place l'œuvre de Rivière dans une lignée de textes littéraires exceptionnels et singuliers.
Dans cet épisode d'Affaires sensibles, Fabrice Drouel reçoit l'écrivain et cinéaste Gérard Mordia pour explorer le dossier Pierre Rivière. L'entretien revient sur le crime atroce commis par Rivière et sur la puissance littéraire de son mémoire, un texte à la fois fascinant et vertigineux. L'invité partage ses souvenirs du tournage du film « Moi, Pierre Rivière » réalisé par René Alliot, en présence de figures intellectuelles comme Michel Foucault. La discussion aborde les nuances psychologiques du crime, la complexité des relations familiales impliquées et le débat sur la nature du texte : s'agit-il d'une apologie du crime ou d'un témoignage d'une sincérité absolue ?
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L'invité : Gérard Mordillat, écrivain et réalisateur
GehörtDans cet épisode d'Affaires sensibles, Fabrice Drouel reçoit l'écrivain et cinéaste Gérard Mordia pour explorer le dossier Pierre Rivière. L'entretien revient sur le crime atroce commis par Rivière et sur la puissance littéraire de son mémoire, un texte à la fois fascinant et vertigineux. L'invité partage ses souvenirs du tournage du film « Moi, Pierre Rivière » réalisé par René Alliot, en présence de figures intellectuelles comme Michel Foucault. La discussion aborde les nuances psychologiques du crime, la complexité des relations familiales impliquées et le débat sur la nature du texte : s'agit-il d'une apologie du crime ou d'un témoignage d'une sincérité absolue ?
Pierre Rivière, parricide et écrivain - Le récit
GehörtCet épisode d'Affaires sensibles explore le cas de Pierre Rivière, un jeune homme ayant commis un parricide en 1835 dans le Bocage Normand. Le récit analyse la complexité de son personnage, entre ses pulsions violentes et sa mémoire prodigieuse, tout en examinant les tensions conjugales de ses parents sous un angle sociologique. L'émission retrace également l'impact intellectuel du mémoire de Rivière sur Michel Foucault, le procès et les débats médicaux sur sa santé mentale. Enfin, elle aborde la difficulté d'en faire un discours non réducteur, en évoquant les travaux de Jean-Pierre Peter et l'analyse de Jeanne Favré-Saada qui interroge le parricide sous l'angle du féminicide.
L'invité : Claude Evin, avocat, ancien ministre de la Solidarité, de la Santé et de la protection sociale
GehörtDans cet épisode d'Affaires Sensibles, Claude Evin, ancien ministre de la Santé, revient sur l'histoire et l'héritage de la loi qui porte son nom. Il détaille le processus législatif de 1991 visant à réguler la publicité pour le tabac et l'alcool, ainsi que les enjeux politiques et sociaux de l'époque. L'entretien explore les résistances rencontrées face aux lobbies, l'impact économique sur les industries du tabac et de la publicité, et l'évolution des comportements de consommation. Claude Evin analyse également les défis contemporains de la santé publique, tels que l'influence des réseaux sociaux et la réglementation du vapotage dans les lieux à usage collectif.
1991, la loi Evin ou la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme - Le récit
GehörtCet épisode retrace l'histoire de la loi Évin, depuis sa conception et les luttes législatives contre le tabagisme et l'alcoolisme en France jusqu'à ses évolutions récentes. Il détaille les tensions entre les enjeux de santé publique et les intérêts économiques, illustrant les stratégies des lobbies pour contourner les restrictions. Le récit explore la résistance des acteurs industriels, notamment dans le secteur viticole qui cherche à utiliser l'œnotourisme pour autoriser la publicité sur internet. L'épisode souligne l'influence persistante des groupes de pression sur les décisions politiques afin d'éviter un durcissement de la législation.
L'invité : Olivier Faye, journaliste au Monde.
GehörtDans cet épisode d'Affaires sensibles, Fabrice Drouel reçoit le journaliste Olivier Faille pour analyser l'influence durable du roman Jean Raspail, Le Camp des Saints, sur l'idéologie de l'extrême droite contemporaine. L'entretien explore comment cette œuvre de fiction a servi de brise-glace idéologique, notamment aux États-Unis et en France, en véhiculant des thématiques liées à la peur du déclin civilisationnel et au remplacement des populations. L'analyse porte également sur la trajectoire intellectuelle de Renaud Camus et l'utilisation de concepts comme le « grand remplacement » pour transformer des discours marginaux en éléments du débat politique mainstream. L'invité décrypte les mécanismes d'infusion culturelle qui permettent à des idées autrefois indicibles de devenir des piliers de l'hégémonie culturelle de la droite radicale.